
La démocratie locale est malmenée à Montrouge. Absence de concertation, décision unilatérale, opacité des différentes opérations menées par la mairie, clientélisme associatif. Suites à nos tracts que vous avez pu lire et à nos affiches que vous avez pu voir, nous allons vous détailler quelques exemples de ce qui se pratique dans notre ville.
Le simulacre de concertation sur l’aménagement de la rue Louis Rolland
Malgré un vote défavorable lors d’une première réunion avec les habitants : la mairie passe en force lors d’une deuxième réunion. En effet l’ordre du jour ne mentionnait pas un vote sur la même question. Une pétition citoyenne pour sauvegarder les platanes mobilise en peu de jours beaucoup de montrougiens. Pourtant, la mairie n’écoute pas les montrougiens et précipite l’abattage. (1)
Enquête publique sur la révision du PLU à minima
Pas de communication vers les élus avant le début de l’enquête, des documents papiers accessibles seulement en mairie. Le document du PADD ( plan d’aménagement de développement durable) sur lequel le PLU doit se baser, ne nous a pas été fourni. Tous ces documents sont pourtant disponibles sur le site de beaucoup de mairies : Paris, Montreuil, Bagneux, Sceaux , toutes de sensibilités différentes, sont quelques exemples. De même, aucun débat sur la révision simplifiée n’a été prévu.
Pourtant cette révision n’est pas anodine. Ainsi le nouveau PLU comporte des facilités pour la construction de piscines (!). Quels sont les montrougiens susceptibles de construire une piscine privative aujourd’hui? Ils se comptent sur les doigts d’une main, et c’est une moyenne haute. Cette révision du PLU va t’elle dans le sens de l’intérêt général?
Ce PLU permet aussi de réduire encore les bandes non constructibles en pleine terre sur les parcelles dites d’habitation. Une possibilité supplémentaire pour bétonner notre ville.
Tentative de fermeture de la salle de prière
Sans vouloir prendre partie, nous regrettons l’absence de médiation et de recherches de solutions dans cette affaire.
Ce lieu a une fonction importante pour une partie de montrougiens. Le rôle d’un maire n’est il pas d’écouter ses administrés? D’apaiser les tensions par le dialogue au lieu d’envenimer le climat avec des arrêtés municipaux brutaux sans concertation préalable?
Pourquoi de n’avoir pas inviter l’association à se mettre en règle plutôt que de croiser le fer?
Notre conseil municipal, une chambre d’enregistrement
Le conseil municipal est un moment important dans la politique locale. C’est là que sont votées les décisions relatives à la vie de la cité. Malheureusement, le maire ne fait pas de ce conseil un moment de débat. Les documents sont difficilement accessibles par les élus de l’opposition. Les délibérations, notamment sur l’achat et la vente du patrimoine immobilier et des projets prévus sur ces parcelles, sont opaques. La politique menée n’est jamais remise en cause. Et pour cause, aucune évaluation n’est faite des politiques mise en place par la commune.
De plus le maire règne en maître sur le conseil, laissant rarement la parole à ses adjoints ou conseillers.
Ils ne sont là que pour voter les délibérations décidées par le maire et son cercle restreint. Cela explique peut être le départ de certains élus (souvent les plus jeunes) du conseil municipal lors de son renouvellement tous les ans. Cela explique aussi la démission de la maire adjointe au personnel municipal.
Un maire (et conseil général) au pouvoir depuis 20 ans et 4 mandats
En 1994, Jean Loup Metton succédait à Henri Ginoux.
Cela fait donc presque 20 ans que Mr Metton est maire de Montrouge. Un temps suffisant pour certes acquérir de l’expérience, mais aussi pour bâtir un réseau. Petit à petit, une oligarchie locale s’est mise en place. Les subventions parfois importantes à certaines associations de la ville en sont témoins.
De plus, notre maire est un adepte du cumul des mandats. D’abord conseiller régional (de 1998 à 2004) il devient conseiller général (depuis 2004).
Il est pourtant le premier à différencier les mandats du département et de la commune pour dire que ce n’est pas de sa compétence de maire quand cela l’arrange.

Ainsi nous préconisons :
– la retransmission du conseil municipal en vidéo sur internet pour une accessibilité au plus grand nombre
– la limitation du cumul des mandats et du nombre de mandats successifs conformément à la charte ANTICOR
– le bon fonctionnement du conseil municipal avec des réunions de commission en amont et une responsabilisation des personnes en charge des dites commissions.
– la transparence sur les opérations immobilières réalisées par la mairie de Montrouge ( préemption, revente )
– une écoute de toutes les associations, de tous les acteurs de la vie locale, pour que la diversité et l’identité des montrougien-nes puissent s’exprimer.
– l’accessibilité via les outils numériques à tous les documents institutionnels de la ville (open data : données ouvertes)
– l’organisation de débats, de discussions et de rencontres pour informer et valider les orientations structurantes de la politique de notre ville.
– l’obtention des déclarations d’intérêt de nos élus selon la charte ANTICOR pour les collectivités locales, en rappelant que notre maire exerce une profession dans le domaine de l’immobilier et qu’il y a possibilité de conflit d’intérêt.
– la mise en place des conseils de quartiers réguliers et dotés d’un budget propre et de réels pouvoirs
– l’organisation des référendums locaux pour agir avec les Montrougien-nes
– le droit à l’expérimentation de nouvelles politiques pour une innovation collaborative.
– l’évaluation systématique des politiques de la ville via des organismes indépendants.
– la mise en place du droit de vote des étrangers aux élections locales, pour que tous les acteurs de notre ville puissent s’exprimer dans les urnes.
L’équipe EELV Montrouge
(1) : Plus d’infos à ce sujet sur le site de MonMontrouge, une association de riverains qui s’est battue contre l’abattage des arbres.