Campagne WWF 2012 « Oui au bio dans ma cantine » à Montrouge

L’objectif de revenir à une cuisine centrale communale ou intercommunale pour Montrouge favorisant l’emploi très local et la maitrise des marges avec moins de sous traitance permettrait aussi de maitriser l’approvisionnement, et donc de pouvoir favoriser l’agriculture de proximité et les choix des aliments donnés à nos enfants. Il est notable que la cuisine sur le site même de consommation a été ré-introduit dans d’autres villes et que des expériences de repas sans viande, équilibrés, rencontrent  beaucoup de demandes de parents et d’enfants après une phase normale de découverte.

:-(  A Montrouge depuis peu presque toutes les cantines scolaires sont approvisionnées par un prestataire extérieur qui lui même ne fabrique pas la totalité du repas. Pour les crèches, les écoles maternelles et primaires cette décision dépend de notre commune. Tout comme l’accès même à cette restauration scolaire, sous conditions dans certaines communes comme la notre.

Au fait le menu du mois sur Montrouge, ici.

WWF France en partenariat avec la FCPE relance la campagne de 2009 : « Oui au Bio dans ma Cantine ».

Objectif : continuer, relancer, l’éveil des élus et des décideurs, informer les parents, enseignants, éducateurs, personnels municipaux, producteurs… et les convaincre de leur capacité d’obtenir les 20% minimum de produits bio dans les cantines scolaires. Ce pourcentage est la base fixée par le Grenelle de l’Environnement de 2007 pour 2012, pourtant en moyenne 2% d’aliments bio est constaté seulement aujourd’hui et nos capacités en agriculture biologique n’ont pas été assez encouragées : nous sommes parmi les derniers en Europe sur ce sujet. La production raisonnée de l’alimentation est par ailleurs un facteur important de baisse de la pollution.

C’est possible. ;-) Par exemple Marseille s’est engagée sur 30% de bio dans les menus des maternelles et élémentaires, Saint-Etienne ou Paris 2ème ont déjà atteint les 60%, et quelques autres villes pourraient être citées.

Privilégions la qualité et donc la santé, les créations d’emploi au lieu de la chimie à tout va, une terre saine pour nos générations futures et pour la faune d’aujourd’hui. Il faut le savoir, les coûts de l’agriculture actuels sont pour partie dans nos impôts.

Ces subventions à l’agriculture « moderne » devraient aller vers les produits sains et les circuits courts (AMAP de Montrouge) qui créent bien davantage d’emplois, permettent aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail et n’induisent par, de surcroît, des dépenses de santé à venir reconnues liées à des maladies graves en augmentation importantes ces dernières décennies.

Notre santé et particulièrement la santé de nos enfants n’a pas de prix, d’autant que cela peut se réaliser sans surcoût avec un peu d’anticipation. Nous, adultes peu initiés, apprendrons ainsi à évoluer dans nos habitudes quotidiennes.

Une vraie volonté politique pour les cantines doit être exigée et cela commence chez nous, à Montrouge.

 

Philippe Ponge.

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